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Mémoire des Équipages des marines de guerre, pêche, commerce & plaisance de 1939 à 1945
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« Saint Roméo »
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80 embarquements


Date inconnue : COUTURIER AndréGOEHRS YvesLE ROUX Georges

Année 1935 : DURAND Henri

Année 1936 : MINE Robert

Année 1938 : LE LANN François

Année 1939 : SACAZE René

Année 1940 : BELETBICHENDARITZDONNARTFORTRAITHENRY RenéKERNEUR LucienLASSERRE GeorgesMAITRE BernardMALETMIOSSECSÉNÉCHAL Jean

Année 1942 : ASSO PaulBARBOTIN AdrienBEHIN RaymondBELLEC JeanBERNARD CharlesBERNARD ÉmileBIETZER JeanBOUILLAND JeanCARDOT RobertCHAILLEY PierreCOLIN PierreCOLLOMB HenriDARCHEN ThéophileDEBAULIEU GermainDONIZETTI MarcelDONNART JeanDONVAL JeanDUFOUR RogerFAVREAU PierreFLOCHFREMINET MarcelGRAVIER JoachimGUEGAN AlbertGUERAN FrançoisGUERIN LouisGUILLOU AlbertGUILLOU JosephHEICHEVETTE MauriceJEGOU PierreL'HERMINIER JeanLALLEMENT RodolpheLUC JacquesMOISAN JosephMORICE RaymondNEVEU FélixPAUBERT FrançoisPERRIER ÉmilePETRE ÉtiennePRALY MauriceQUILLIEN NicolasREMUS ÉmileRENAULT CamillleRICHARD JeanROLLAND MarcelSEGALEN AlexandreSEVENO MarcelTAGLAND RenéTARIS LouisTARLAGLINO ClaudeTARRADE HenriTASSERY MaxTHIBERT MarceauTHIERS RenéVARLET GeorgesVAUBOURG GeorgesVERGNAUD AndréVIGOT PierreVILLEMIN Marcel

Année 1943 : BELLET HenriLEHON Ange

Année 1945 : GOUTTIER Jean

Année 1946 : TURPIN Henri


2 operations

VÉSUVE    SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON

Articles


Le 27 Novembre 1942 : _OPERATION_14_ (2615)

== Résumé... ==
Après les noires journées de _OPERATION_3_, Toulon devient la seule vraie base navale digne d'accueillir la flotte française : 90 navires y sont au mouillage en Novembre 1942 ce qui représente plus de la moitié des unités navales dont la partie la plus moderne.

Le _UNITE_238_ (à Casablanca) et le _UNITE_237_ (à Alexandrie) sont les deux fleurons manquants à l'appel.

== Composition de la flotte... ==
La flotte se divise en 3 groupes.

La flotte de Haute Mer sous les ordres de l'amiral _HOMMEi_DE LABORDE_ dont le pavillon est sur le _UNITE_236_ :
• _UNITE_236_
• _UNITE_138_
• _UNITE_374_
• _UNITE_419_
• _UNITE_33_
• _UNITE_36_
• 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs

Les bâtiments armés sous les ordres du préfet maritime vice-amiral _HOMMEi_MARQUIS_ :
• _UNITE_1_
• _UNITE_241_
• 6 torpilleurs
• 3 sous-marins

Les bâtiments en gardiennage :
• _UNITE_235_
• _UNITE_418_
• _UNITE_37_
• 8 contre-torpilleurs
• 6 torpilleurs
• 10 sous-marins

== Calendrier... ==
Le débarquement allié en Afrique du Nord le 08 Novembre 1942 va fournir à _HOMMEi_HITLER_ le prétexte qui lui faisait défaut pour envahir la zone libre et le 11 Novembre 1942 il déclenche l'opération _OPERATIONi_ATTILA_, franchissant la ligne de démarcation.

Malgré la menace sous-jacente qui pèse sur la flotte de Toulon, le gouvernement de Vichy se fie aux promesses du Führer qui s'est engagé à laisser la base navale sous autorité française.

Un récent télégramme d'_HOMMEi_HITLER_ lui-même avait stipulé que la rade ne serait pas occupée.

Il semblerait que les autorités françaises d'alors aient oublié le peu de crédit que l'on pouvait accorder au déclarations du chef du Reich.

=== 12 Novembre ===
L'amiral _HOMME_13730_ appelle la flotte à se joindre aux alliés pour combattre _HOMMEi_HITLER_.

Hélas, les commandants avaient tous du prêter serment au gouvernement de Vichy : appareiller aurait donc été interprété comme une haute trahison.

De plus, dès le déclenchement de l'opération _OPERATIONi_ATTILA_, la Luftwaffe avait réuni les moyens nécessaires pour s'opposer efficacement à toute tentative de sortie de la Flotte française.

Une opération aussi hasardeuse aurait coûté très cher sur le plan humain et beaucoup d'unités n'auraient pas été rapidement opérationnelles, à condition d'avoir pu rallier un port allié.

L'offensive allemande s'arrête aux portes de Toulon où les troupes françaises ont pris position pour défendre la flotte.

=== 19 Novembre ===
_HOMMEi_LAVAL_ ordonne au troupes de se retirer du camp retranché.

Les allemands réitèrent leurs promesses de 1940 :

_PAROLE_On ne touche pas à la flotte_ mais en préparent la capture par surprise au travers l'opération _OPERATIONi_ANTON-LILA_.

4 groupes de combat se préparent dans ce but :
• Groupe de combat A : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, capturer la péninsule sud de Toulon, la ville de La Seyne-sur-Mer, la forteresse Napoléon et Six-Fours, ainsi que la péninsule de Saint-Mandrier qui contrôle l'accès au port
• Groupe de combat B : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, le long de la Nationale 8 pour atteindre le coeur de Toulon, occuper l'arsenal et capturer la flotte
• Groupe de combat C : Ce groupe doit avancer derrière le groupe B pour couvrir ses arrières et ses flancs. Il doit également capturer la forteresse du Mont Faron et Grand Saint-Antoine ainsi que les bâtiments militaires à Saint-Anne
• Groupe de combat D : Ce groupe arrive de l'Est, le long de la Nationale 97 après avoir passé Toulon au Nord. Il doit capturer la station radio du Mourillon, le fort Lamalgue (siège du Haut Commandement) et le bassin du Mourillon

En complément de ces groupes, des éléments SS avancent derrière le groupe A pour occuper Sanary, pendant que plus à l'ouest des éléments de la 335ème Division d'Infanterie (environ un bataillon) doivent sécuriser la côte.

Pour finir, la Luftwaffe utilisera des Heinkel 111 pour miner les chenaux du port, attaquer et couler tout navire français tentant de sortir.

Des Junker 88 et des Heinkel 115 sont également prêts à intervenir pour intercepter tout navire appareillant.

=== 27 Novembre ===
04H25 Les chars allemands sont à la porte de l'arsenal.

L'amiral _HOMMEi_MARQUIS_ est fait prisonnier au fort Lamalgue.

04H30 l'amiral _HOMMEi_DE LABORDE_ est prévenu. Il refuse de croire au manquement de parole des allemands mais fait réveiller les équipages, allumer les chaudières (4 à 5 heures avant de pouvoir appareiller) et prend les dispositions en vue du sabordage

05H25 Les panzer allemands forcent la porte de l'arsenal. Le _UNITE_236_ lance par radio l'ordre de sabordage :
_PAROLE_Ici FHM. Sabordez la flotte... Sabordez la flotte..._

L'ordre est répété par signaux optiques.

Des porteurs emmènent également le message aux navires.

_PAROLE_Exécutez immédiatement le sabordage de votre bâtiment. Amiral _HOMMEi_DE LABORDE_, commandant en chef les forces de haute mer_

Pendant ce temps, les Panzer se perdent dans les dédales de l'arsenal et arrivent trop tard pour empêcher le sabordage.

Un violent accrochage a lieu sur le _UNITE_236_ : un obus de 75 millimètres fait un mort et cinq blessés en tombant sur la tourelle 3. Le commandant en second ordonne de riposter au fusil mitrailleur et à la mitrailleuse. Des allemands sont fauchés mais _HOMMEi_DE LABORDE_ fait cesser le tir.

En quelques minutes les destructions très importantes sur de nombreux navires :
• Le _UNITE_236_ coule droit sur 14 mètres de fond
• L'_UNITE_138_ va brûler pendant 2 jours
• La _UNITE_33_ coule avec 30° gîte
• Le _UNITE_419_ est incendié à 0625 quand les allemands montent à bord. Les soutes à munitions explosent à 08H30, les torpilles à 1100
• Les torpilleurs et contre-torpilleurs (Quai Noël) sont coulés quand les allemands arrivent.
• Le mât du _UNITE_162_ arbore le pavillon « Ordres amiral exécutés »
• En ce qui concerne les bâtiments en gardiennage ou réparation, le sabordage est difficile à effectuer cause des équipages réduits
• Le _UNITE_235_ est détruit in extrémis
• 4 contre torpilleurs (dans les grands bassins Vauban) et 2 torpilleurs sont capturés presque intacts (_UNITE_244_ et _UNITE_243_ aux appontements de Milhaud)
• Toutes les installations de la Marine nationale (batteries côtières et front de mer) sont détruites mais, bravant les ordres de sabordage car n'appartenant pas aux Forces de Haute Mer, 5 sous-marins (_UNITE_133_, _UNITE_103_, _UNITE_310_, _UNITE_74_ et _UNITE_75_) appareillent du Mourillon : le _UNITE_75_ se sabordera en grande rade alors que les autres, en parvenant à éviter à la fois les mines et les bombardements allemands, parviendront à prendre le large. Le _UNITE_133_ et le _UNITE_103_ rejoindront Alger, _UNITE_310_ ira à Oran alors que l'_UNITE_74_ se réfugiera à Barcelone

=== Conclusion... ===
La défaite stratégique est indéniable pour les allemands : ils n'ont pu mettre la mains sur la flotte française qui est détruite à 90% dont la totalité des Forces de Haute Mer.

Le sabordage montre à _HOMMEi_CHURCHILL_ que la parole donnée par _HOMME_13730_ en Juin 1940 n'était pas vaine.

Quant au gouvernement de Vichy, il vient de perdre son meilleur atout vis-à-vis de l'opinion française



Extraits de l'agenda de l'année 1943 (324)

par _HOMME_11_ le 1943

== Mardi 13 Juillet 1943 ==
Vers 10H00 on allume. Le soir vers 15H30 appareillage pour Fort de France avec une douzaine d'officiers. Nous marchons 30 nœuds. La nuit poste de combat. C'est un bateau marchand qui est seul. C'est un ami. RAS.

== Mercredi 14 Juillet 1943 ==
Arrivée à la Martinique vers 08H30. Mouillage en rade de Fort de France à 09H30. il pleut continuellement. Le _UNITE_32_ est échoué, le _UNITEi_BERTUS_ en cale sèche, le _UNITEi_BARFEAUR_ à quai. Sept pétroliers et plusieurs bateaux marchands sont mouillés ou à quai. Bon accueil de la part des indigènes. Nous restons sous les feux. Le soir à 22H00 nous appareillons pour la Guadeloupe. La nuit, RAS.

== Vendredi 13 Août 1943 ==
Passé Gibraltar ce matin vers 04H00. Rencontré grand convoi vers 08H30. Le temps est maintenant très calme. Nous marchons 28 nœuds. Arrivons à Oran vers midi. De nombreux bateaux de commerce sont amarrés dans le port et à Mers el-Kébir. Grand nettoyage : _HOMMEi_GIRAUD_ doit venir à bord. Permissionnaire par Bb. A terre il y a beaucoup d'américains.

== Samedi 14 Août 1943 ==
Le matin branle-bas à 06H30. Pas d'inspection : _HOMMEi_GIRAUD_ ne vient pas à bord comme prévu. Permissionnaire de 14H00 à 18H00. J'apprends que _HOMMEi_Louis_ est à Casablanca. _HOMMEi_René_ et moi nous faisons une promenade à Oran car les cafés sont fermés jusqu'à 05H00 du soir. Nous rentrons bien sages à 06H00. À 07H30 à peu près appareillage pour Alger. Quart par bordée; je suis de 23 à 05. J'écris à Louis.

== Dimanche 15 Août 1943 ==
Deux gros cuirassés anglais. L'après midi grand poste de lavage. Le soir permissionnaire pour Bb

== Lundi 16 Août 1943 ==
Le matin pdb. L'après midi travail. Le soir je ne peux pas sortir : je suis consigné à cause d'une prise de bec hier soir avec le s/m timonier. Ainsi le soir _HOMMEi_René_ sort seul car _HOMMEi_Maurice_ n'est pas sorti. La rentrée des permissionnaires est à 21H00 du soir et je n'ai rien perdu de rester à bord. _UNITE_40_ rentre.

== Mardi 17 Août 1943 ==
Le matin à 07H30 on appareille avec _UNITE_40_. Tir sur la terre à côté de Bône. Nous faisons le quart par bordée. Le soir à 19H30 arrivée à Philippeville. Stoppons les veilles. Nous restons mouillés en dehors du port. Nous restons allumés.

== Mercredi 18 Août 1943 ==
Le matin à 07H00 appareillage de Philippeville ; exercice. Arrivée à Bizerte ; restons en dehors du port. La ville paraît être presque entièrement détruite.

== Samedi 21 Août 1943 ==
Scalea à 6 000 m environ. Après épuisement d'obus, nous partons à 27 ou 30 nœuds. Arrivée à Palerme à 07H00, nous mouillons en rade intérieure. La ville paraît avoir subi un terrible bombardement. Le soir à 18H00, appareillage pour les côtes italiennes. C'est notre deuxième mission. Nous allons bonne allure.

== Dimanche 22 Août 1943 ==
Nous naviguons silencieusement entre les îles en face du Cap Camtanella entre l'île de Capri, puis nous laissons Ischia. Notre but était Pointa Della Licosia. Nous avons patrouillé dans la baie de Naples. N'ayant rien vu nous faisons route sur Bizerte. Arrivée à 11H30. Nous sommes en rade toute la nuit. RAS

== Mercredi 08 Septembre 1943 ==
Le matin à 03h00 appareillage. Nous sommes avec _UNITE_40_. Depuis hier soir, nous faisons deux veilles. Ce matin, 07H30 environ, nous rejoignons la flotte anglaise composée de 2 porte-avions, 4 cuirassés et une dizaine de destroyers. Temps calme. Nous marchons 16 nœuds. L'après midi RAS. Le soir, alerte _GLOSSE_DCA_ contre bombardiers et avions torpilleurs. Rien de cassé. Vers 18H30 ou 19H00, on a appris que l'Italie se rendait sans conditions. Nous continuons nos opérations.

== Jeudi 09 Septembre 1943 ==
Ce matin je suis de quart de 23H00 à 03H00. Poste de combat à 05H00. RAS On apprend que les américains ont débarqué à Livourne et les anglais à Salerno. Quart de 11 à 14H00. Nous continuons notre randonnée. La nuit, alerte _GLOSSE_DCA_. Nous sommes attaqués par les avions allemands. L'alerte commence à 10H30 et à 11H00 je prends le quart jusqu'à 03H00. À 05H00 poste de combat. (Nuit blanche !)

== Vendredi 10 Septembre 1943 ==
Le matin nous continuons notre randonnée. On apprend que les italiens et les allemands se battent en Italie. Nous apprenons que les anglais prennent position en Italie malgré la résistance allemande. Le soir nous allons rechercher un avion qui est tombé à la mer. Nous ne retrouvons qu'un radeau en caoutchouc et personne. Il est allemand. Nous faisons route vers Palerme.

== Samedi 11 Septembre 1943 ==
Le matin de bonne heure, nous arrivons à Palerme. Nous faisons le mazout et à 05H30 appareillage pour retrouver notre Force. Dans l'après-midi des bruits courent que nous allons à Alger. On annonce que Milan et Rome sont prises par les allemands. Nous retrouvons notre Force le matin puis nous repartons seuls en direction d'Alger.

== Dimanche 12 Septembre 1943 ==
Le matin RAS. Je suis de quart de 23H00 hier à 03H00 ce matin. Temps calme. Marchons bonne allure. Nous sommes seuls. On a appris hier que la flotte italienne s'est rendue dans des ports alliés malgré les attaques allemandes qui parvinrent à couler un cuirassé italien. Nous arrivons à Alger vers midi. Nous passons la nuit à Alger. Embarquement de troupes (du bataillon de choc) et de munitions.

== Lundi 13 Septembre 1943 ==
On allume de bonne heure, vers 05 heures. On appareille. Nous filons sur la Corse à 32 nœuds. Le midi RAS ; aucune alerte. Quart par bordée ; je suis de 5 à 11 le matin et de 17 à 23. À 23H00, poste de combat. Nous arrivons devant Ajaccio. Le s/m _UNITE_133_ entre avec nous. Nous débarquons tout. Le maquis est en feu dans plusieurs endroits. Un peu plus d'une heure après notre arrivée nous repartons en direction d'Alger.

== Mardi 14 Septembre 1943 ==
Nous sommes en mer. Le temps est calme. Ne marchons que 25 nœuds. Avons une avarie. Nous arrivons à Alger dans la soirée. La nuit nous restons à côté du pétrolier.

== Mercredi 15 Septembre 1943 ==
Le matin de bonne heure nous appareillons et allons mouiller en rade d'Alger ; puis nous retournons à quai. Les réparations de machines commencent. Une turbine est gravement abîmée. Nous pensons prendre celle de _UNITE_41_ qui, soit disant, est intacte. Nous avons stoppé les veilles.

== Jeudi 16 Septembre 1943 ==
De bonne heure ce matin, le FATQ, le _UNITE_7_ et _UNITE_114_ partent pour Ajaccio. Nous ne pouvons pas marcher. La journée se passe tranquille. Toujours pas de veille. Le soir, partie de blague. Nous apprenons officiellement que nous sommes cités à l'Ordre de l'Armée de mer. C'est la 2ème citation avec celle de Mers el-Khébir.

== Vendredi 17 Septembre 1943 ==
Hier je ne suis pas allé à terre et aujourd'hui je suis de service. Le matin comme l'après-midi : bricolage. Je me sens très fatigué et j'ai toujours mal à la tête. Le soir, _UNITE_311_, _UNITE_111_ et _UNITE_119_ arrivent à Alger. _UNITE_40_ accompagné de _UNITE_114_ et de _TEMPETE_7_ reviennent de Corse.

== Samedi 18 Septembre 1943 ==
Le matin, le _UNITE_7_ et _UNITE_40_ viennent à côté de nous. L'après-midi je vais à terre avec René. Je croyais voir Guieu. Mais il n'est pas chez lui. Nous allons faire un tour, revenons à Alger, rencontrons Maurice à 17H30 et le chef armurier. Le soir, après avoir mangé à terre nous allons à l'opéra voir « Le pays du sourire ». Nous rentrons vers 11H30. RAS

== Mardi 06 Octobre 1943 ==
Le matin grand lavage. Nous avons toujours une veille. L'après-midi : réparations et bricolage. À 12H30 permissionnaire pour TB jusqu'à 18H00. Nous faisons des achats. La vie est très chère. Acheté album et photos. Le soir nous sommes à quai.

== Mercredi 07 Octobre 1943 ==
De bonne heure, les troupes sont embarquées à bord. Nous devons partir. Puis toutes les troupes s'en vont. L'île de Léros était entièrement prise. Nous retournons au mouillage. Permissionnaire pour Bd. Le soir RAS. Demain appareillage probable. Nous avons toujours une veille. Je suis de quart de 00H00 à 02H00.

== Jeudi 18 Octobre 1943 ==
Le matin pas d'appareillage : nous restons au mouillage. L'après-midi permissionnaire. Je vais à terre et fais quelques achats. Le soir RAS.

== Vendredi 19 Octobre 1943 ==
Le matin de bonne heure : appareillage avec _UNITE_40_ et un croiseur _GLOSSE_DCA_. Nous allons dans le Dodécanèse. La matinée se passe bien. L'après-midi alerte _GLOSSE_DCA_. Il est 16H50 et 12 avions allemands « Dornier » nous arrivent dessus. Le croiseur _UNITE_40_ et nous tirons de toutes nos pièces. Des chapelets de bombes de 500 kg tombent à côté et sur l'arrière et l'avant. Ils ne piquent pas, ils bombardent de très haut. Vers 17H40 2ème alerte _GLOSSE_DCA_. Les avions arrivent sans qu'on ait le temps de réagir. Les bombes tombent à 50 m du bord. Nous avons entendu leur sifflement. Cette fois nous avons eu chaud ! La nuit nous partons seuls dans les îles. Il fait noir. Après avoir bien fouillé les îles, nous faisons demi-tour. La nuit a été calme et la vitesse était bonne.

== Samedi 20 Octobre 1943 ==
Le matin vers 01H00 nous retrouvons le croiseur et _UNITE_40_. Le retour est calme. Aucune attaque. Nous arrivons à Alexandrie vers 15H00. Nous allons à couple d'un pétrolier. RAS.

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